Ce qu’on ne dit pas assez sur le couple quand il y a des enfants
On parle souvent du couple avant les enfants.
De l’amour, de la complicité, de la légèreté des débuts.
Mais on parle beaucoup moins du couple quand les enfants sont là.
Qu’ils arrivent après la rencontre, ou qu’ils fassent déjà partie de l’histoire dès le départ.
Et c’est bien dommage ! Sans (toujours) le vouloir, on met une pression de dingue sur les couples.
Car être un couple quand il y a des enfants, ce n’est jamais neutre.
C’est aimer dans un contexte déjà chargé, déjà vivant, déjà exigeant.
Et ça, on ne le dit pas assez.
Alors on fait comme on peut, pas toujours comme on veut et on n’a pas besoin d’une pression supplémentaire qui vient de nulle part.
Etre un couple quand les enfants sont déjà là change la donne
Quand les enfants sont déjà présents, le couple ne part pas d’une page blanche.
Il arrive dans un quotidien existant.
Avec des rythmes, des habitudes, des responsabilités, des histoires déjà écrites. Et avec lesquels ils faut composer.
Il faut trouver sa place. Et ce n’est pas toujours simple. Ca ne se fait d’un claquement de doigts.
Il faut aussi comprendre ce qui existe avant soi.
Composer avec des liens forts, parfois fragiles, mais toujours importants pour la suite.
Ce n’est pas que c’est plus difficile mais c’est simplement différent.
Et cela demande souvent beaucoup de maturité, de patience et une grande capacité d’adaptation surtout.
Que les enfants arrivent après ou qu’ils soient déjà là, le couple se transforme
Dans tous les cas, la présence des enfants transforme le couple.
Le temps n’est plus le même. L’énergie non plus.
Les priorités se réorganisent, parfois sans qu’on ait vraiment le temps de s’y préparer.
Beaucoup de couples ressentent alors un décalage :
« On s’aime, mais notre relation n’a plus la même place. »
C’est alors une réorganisation profonde.
Le couple avec enfants n’est pas une version abîmée du couple sans enfants comme on l’entend souvent.
C’est une autre forme de relation, avec d’autres apprentissages, d’autres équilibres à trouver.
L’amour existe, mais la fatigue aussi
On ne le dit pas assez clairement : l’amour ne protège pas de la fatigue.
On peut s’aimer profondément et être épuisés.
On peut être engagés et manquer de disponibilité émotionnelle.
Qu’ils soient arrivés avant ou après la rencontre, les enfants demandent beaucoup : de présence, d’attention, d’énergie mentale. C’est un fait !
Ce n’est donc pas un manque d’amour mais un manque de ressources, un manque de temps, un anque d’énergie. Parce que nous sommes des êtres humains.
Et tant que cette réalité n’est pas nommée, beaucoup de couples se jugent injustement.
Le désir et l’intimité ne suivent pas toujours le même rythme
Le désir n’évolue pas de la même façon quand il y a des enfants.
Les corps changent.
Les espaces d’intimité se réduisent.
Les rythmes ne sont pas toujours synchronisés.
Il faut parfois ruser.
Dans les couples recomposés ou non, il peut y avoir des attentes différentes, des besoins qui ne se rencontrent pas toujours au même moment.
Cela ne signifie pas que quelque chose va mal. Cela signifie que le couple est vivant et qu’il traverse des ajustements.
Le désir ne disparaît pas. Il se transforme et il demande souvent plus de dialogue que de performance. Et la clé, c’est ça.
La communication devient un pilier central
Quand il y a des enfants, rien ne va plus vraiment de soi.
Il faut parler, dire ce qui fatigue, nommer ce qui déborde, exprimer ce qui manque et ce qu’on ressent.
Mais communiquer quand on est fatigués, quand on arrive dans une histoire déjà chargée ou qu’on essaie de trouver sa place, ce n’est pas simple.
On ne le dit pas assez : la communication est un apprentissage. Très difficile pour certains.
Du coup, elle peut être lente, maladroite, imparfaite.
Mais elle reste le socle le plus solide du couple avec enfants.
Le couple n’a pas toujours besoin d’être “prioritaire” pour exister
On entend souvent qu’il faudrait absolument « préserver le couple à tout prix ».
Cette injonction est lourde, surtout quand il y a des enfants. Ca te met une pression là où il n’y a clairement pas besoin d’en rajouter.
Il y a des périodes où l’énergie va ailleurs.
Où les enfants prennent beaucoup de place.
Où le couple se met en veille, sans disparaître.
Et ce n’est pas forcément inquiétant.
Le lien peut rester vivant dans les gestes simples, les regards, les silences sûrs, les tout-petits moments.
Le couple n’a pas besoin d’être constamment nourri pour exister.
Il a surtout besoin de respect, de sécurité et de vérité.
Il n’existe pas une seule façon d’être un couple avec des enfants
Couples qui ont eu leurs enfants ensemble.
Couples où les enfants étaient déjà là.
Familles recomposées, élargies, atypiques.
Il n’y a pas un modèle unique.
Comparer son couple à celui des autres fait souvent plus de dégâts que de bien. Et puis, on ne sait jamais ce qu’il se passe derrière la porte fermée d’un foyer, en réalité.
Ce qui compte, ce n’est pas la forme que prend le couple mais la qualité du lien :
le respect, la possibilité d’être soi, la sécurité émotionnelle. C’est bien ça le plus important.
Ce qu’on ne dit pas assez, au fond
On ne dit pas assez que :
-
être un couple avec des enfants demande du temps
-
cela suppose beaucoup d’ajustements
-
la distance peut être une phase normale
-
le lien peut être solide sans être démonstratif
-
aimer avec des enfants, c’est souvent aimer autrement
Et surtout, on ne dit pas assez que
beaucoup de couples vont bien en dehors des modèles visibles.
Etre un couple quand il y a des enfants, qu’ils arrivent après ou qu’ils soient déjà là, ce n’est pas reproduire une image idéale.
C’est apprendre à composer avec le réel.
À se parler. À se choisir, parfois autrement.
Et peut-être se rappeler que l’amour le plus vivant n’est pas celui qui brille en permanence, mais celui qui tient, qui sécurise, et qui permet de respirer ensemble.
De notre côté, on essaie de se faire des petits moments à nous. Ce n’est pas toujours simple avec nos agendas super chargés et la difficulté de faire garder les enfants. On n’y arrive pas vraiment assez mais on essaie. Et quand on y arrive, on en profite à fond. Mais on sait ! On sait qu’on est là l’une pour l’autre, on sait qu’on peut compter sur l’autre, on sait qu’on peut craquer si besoin…. On essaie de ne pas se mettre plus de pression que celle qui s’incruste toute seule. Et surtout : On n’écoute pas les autres.
N’hésite pas à me donner ton avis en commentaire 😉
A bientôt,
