Ce que j’aurais aimé savoir avant d’être maman (sans filtre ni injonctions)
On parle beaucoup de maternité.
On trouve des listes, des conseils, des “tu verras” aussi.
On parle du bébé, du matériel, du sommeil, des étapes.
On entend tout et son contraire. Mais on parle surtout du positif, du côté tout rose « de la chose » en laissant volontairement de coté tout un tas de choses. Tant de choses que personne ne dit vraiment.
Alors aujourd’hui, j’ai envie d’écrire cet article, comme une maman.
Avec le recul, la vérité de la vraie vie. Avec de la douceur aussi.
Voici ce que j’aurais aimé savoir avant d’être maman.
Être maman, ça bouleverse bien plus que ton quotidien
Avant, je pensais que la maternité allait surtout changer mes horaires, mes priorités, mon organisation.
En réalité, elle a surtout transformé mon rapport à moi-même, mon corps, mes émotions, ma façon d’aimer, ma façon de me regarder, ma façon de voir le monde… et tellement de choses encore.
Devenir maman, ce n’est pas “ajouter un rôle”.
C’est changer complètement de l’intérieur.
Et personne ne peut vraiment te préparer à ça.
On peut aimer très fort… et trouver ça difficile
J’aurais aimé savoir qu’on peut aimer son enfant d’un amour immense et pourtant être épuisée et avoir envie de silence, rêver de solitude, se demander si on fait bien… douter encore et toujours. Avoir tellement peur de mal faire aussi.
Ces choses ne s’annulent pas. Elles coexistent.
Le plus important à retenir c’est que la difficulté ne diminue pas l’amour. Et que l’amour n’empêche pas la difficulté.
La fatigue n’est pas un échec personnel
Avant d’être maman, je pensais que la fatigue venait d’un manque d’organisation, d’anticipation, de méthode, de savoir faire.
En réalité, la fatigue maternelle est souvent chronique, émotionnelle, invisible, minimisée… et pourtant tellement normale !
Tu peux bien faire. Tu peux aimer. Tu peux avoir la meilleur organisation du monde…
Et être quand même épuisée.
Ce n’est pas que tu fais mal. C’est juste que tu portes beaucoup, sans t’en rendre compte souvent.
Ton corps ne te doit rien
J’aurais aimé savoir que mon corps changerait, et que ce serait parfois difficile à accepter.
Pas seulement à cause du regard des autres, mais à cause du mien surtout.
Ton corps, il a porté, il a nourri, il a veillé, il a tenu !
Il n’a pas à “redevenir” comme avant et sûrement pas en quelques mois.
Et tu as le droit d’avoir besoin de temps pour te réconcilier avec lui. Ce n’est pas toujours facile et c’est normal.
Les injonctions arrivent vite… très vite
Quand on devient maman, tout le monde a un avis. Oui, vraiment tout le monde !
Et on te le donne sans même que tu ne l’aies demandé. Et ce, sur tous les sujets possibles : allaitement, sommeil, éducation, travail, rythme, choix… tout y passe. Absolument tout !
J’aurais aimé savoir plus tôt que tu peux écouter, et quand même choisir autrement.
Tu n’as pas à justifier chaque décision. Tu n’as pas à correspondre à un modèle.
Ta maternité t’appartient. TES choix t’appartiennent !
Tu ne te reconnaîtras pas toujours… et c’est normal
Il y a des moments où tu te diras :
“Je ne me reconnais plus.”
Et c’est déstabilisant. Mais ce n’est pas un problème à corriger.
Tu évolues. Tu te transformes. Tu t’adaptes. Tu deviens maman… tout simplement.
Tu n’as pas perdu qui tu étais.
Tu es en train de t’élargir.
Demander de l’aide n’est pas un aveu de faiblesse
J’aurais aimé savoir qu’on ne fait pas ça seule.
Que demander de l’aide ce n’est pas être faible, ce n’est pas échouer, ce n’est pas déranger, ce n’est pas être moins capable.
C’est reconnaître ses limites. Et les limites font partie du réel.
Tu as le droit d’être entourée.
Tu as le droit de dire “là, c’est trop”.
Tu as le « devoir » de t’écouter.
Tu fais probablement mieux que tu ne le crois
Si tu doutes, si tu te poses des questions, si tu cherches à comprendre, à faire au mieux…
Alors il y a de grandes chances que tu sois déjà une “bonne maman”.
Pas parfaite, mais présente, humaine, vivante.
Et ça, ça compte énormément.
Ce que j’aurais aimé qu’on me dise, simplement
Que je n’avais pas besoin d’être exceptionnelle.
Que je pouvais être fatiguée et aimante.
Que la maternité n’est pas un long fleuve tranquille.
Qu’il y aurait des jours très beaux… et d’autres très durs.
Et que tout ça, ensemble, ferait quand même une histoire magnifique.
En conclusion
Si tu lis cet article en étant enceinte / jeune maman / maman depuis longtemps ou moins longtemps, sache une chose :
tu n’es pas en retard. Tu n’es pas à côté. Tu n’es pas seule. Tu n’es pas « moins bien que »
La maternité ne se réussit pas.
Elle se vit.
Et souvent, on fait déjà de notre mieux sans même s’en rendre compte !
Et puis, on fait surtout comme on peut et pas toujours comme on veut.
Si cet article t’a fait du bien, n’hésite pas à le partager à une maman qui en aurait besoin.
