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Où j’en suis aujourd’hui

Où j’en suis aujourd’hui

Où j’en suis aujourd’hui.

Janvier 2026

Pas dans quelques mois.
Pas quand tout ira mieux.
Pas quand je serai plus solide.

Aujourd’hui.

Aujourd’hui, je suis fatiguée.
En construction.
Et très fragile.

Ce ne sont pas des mots que j’aurais facilement écrits avant.
Mais ils sont vrais. Et ils méritent d’être posés.

Si je suis honnête, j’ai parfois l’impression que rien n’a vraiment changé par rapport à il y a un an.
J’essaie pourtant.
J’essaie de me remettre au centre.
De m’écouter.
De prendre soin de moi.
De grandir.

Mais quand on a passé une grande partie de sa vie à se faire toute petite,
à se faire oublier,
à ne surtout pas déranger,
changer n’a rien d’évident.

Cette peur de déranger est encore là.
Envahissante.
Épuisante.

Il y a quand même quelque chose qui a bougé.
Même si ce n’est pas spectaculaire.

Mon diagnostic de TSA m’a beaucoup aidée.
Pas en me donnant des réponses à tout.
Mais en m’autorisant, enfin, à m’écouter davantage.
À me respecter un peu plus.
À porter moins de masques.

À comprendre que je ne suis pas “juste pas normale”.
Que je fais comme je peux avec une manière d’être au monde qui a toujours demandé beaucoup d’adaptation.

Et surtout, à être moins dure avec moi-même.

Aujourd’hui, j’essaie aussi de dire non.
J’essaie.
Je n’y arrive pas toujours.
Mais je ne me force plus à croire que c’est facile ou naturel pour moi.

Je suis encore fragile.
Entièrement.
Je me sens sur un fil, presque en permanence.

Et pour la première fois,
je n’essaie plus de réparer ça à tout prix.

Ce qui me fait dire que je suis peut-être un peu plus alignée qu’avant,
ce n’est pas ce que je réussis.

C’est cette envie profonde d’y arriver.
Pas pour prouver.
Pas pour tenir.
Mais pour vivre autrement.

Je n’ai plus envie de me battre.
Je suis trop fatiguée pour ça.

Aujourd’hui, je n’ai pas envie de gagner contre moi-même.
J’ai envie de me ménager.
De me laisser le temps.
De me reconstruire sans violence intérieure.

Si quelqu’un relisait cet article dans quelques années,
j’aimerais qu’il comprenne ça :

En janvier,
je me reconstruisais.
Et ça prenait du temps.

Cet article n’est pas une conclusion.
C’est une photo.

Un instantané.
Un point sur la carte, dans le calendrier.

Pour me souvenir que là,
à cet endroit précis de ma vie,
j’étais fatiguée, fragile…
mais encore debout.
Et toujours en chemin.

A propos de l'auteur

Laurie_Numsfamily

Laurie, celle qui se reconstruit !

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